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Poétiques

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Moi

Professeur émérite de l'Université, Directeur de la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne, auteur si l'on veut, créateur de logiciels de génération automatique, mari (un peu), père (par hasard), grand-père (sept fois)... Rien de tout cela n'est très captivant pour un éventuel lecteur.

Si quelque chose vous intéresse c'est plutôt à chercher dans les pages de ce blog.

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Un herbier numérique | 27 mars 2009

Utilisé par Miguel Chevalier pour son Herbier numérique (image ci-dessus), un de mes derniers générateurs produit des descriptions de plantes fictives. Il écrit des textes comme le suivant :

Qui ne connaît pas la Bugrane rampante (ou Linaria alba) une plante prolifique, en touffes, diaphanes, écartées, aux multiples usages et si souvent décrites. La fleur de la Bugrane s'épanouit sous les soleils obliques. Les fleurs de la Bugrane rampante apparaissent en septembre, répétées importantes; leurs couleurs vont du blanc au violâtre en passant par le bleu. Sa tige se divise en de nombreuses petites branches portant chacune une grosse fleur écartelée. L'huile de graine de Bugrane ajoutée à la poudre de Renoncule sert à multiplier les passions. Juillet: nombreux fruits noirs pareils à des arbouses petites. Les racines de la Bugrane rampante sont fasciculées, profondes et puissantes. Plante parfaite des arméniens, la Bugrane rampante. Habitat, habitudes: le sud du Maroc (là où le soleil prend sur lui) ou régions du nord de la Californie là où l'heure est triste). Cette plante était autrefois appelée par les allemands "Arsenic rare". Elle purge la leucotrichie par le bas. Il y a un message dans l'être de la Bugrane rampante, c'est : essaie de fuir les histoires compliquées. "quand au mois d'août mûrissent les fruits de la Bugrane rampante, tout s'achemine vers l'évanescence" écrit la romancière Albie Saperstien dans son livre "on ne devrait pas tant penser à ce qu'on fait qu'à ce qu'on est". La première description de la Bugrane rampante se trouve dans l'herbier de David Alfaro Siquieros daté de 1223.

A partir de ce générateur de plantes sont publiés en 2009 deux livres: Herbarius, textes automatiques avec des illustrations de Miguel Chevalier et L'herbier, dans la collection Le Promeneur (Gallimard), une courte fiction destinée à accompagner l'exposition des travaux de Miguel Chevalier au Musée de la chasse à Paris, en octobre 2009.


Publié par balpe à 14:01:57 dans Compte-rendus | Commentaires (4) |

Lectures poétiques recommandées en mars 2008 | 10 mars 2008

 
 
Anthologie de la poésie d'Ouzbékistan
direction Hamid Ismailov et Jean-Pierre Balpe, Le Sandre, 2 volumes, 13 € chaque. Une poésie millénaire, du ghazal classique à la poésie actuelle, un voyage dans le temps et l'espace, un avant-goût de la Biennale 2009 où la poésie turcophone sera à l'honneur.

Art conceptuel, une entologie
sous la direction de Gauthier Herrmann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, éditions Mix, 22 €. Un volume très riche présentant de nombreux documents inédits indispensables pour tous ceux qui s'intéressent à la poésie contemporaine dans ses relations avec les autres formes de création

Grand ensemble
Nathalie Quintane, P.O.L, 16 € Le retour de Nathalie Quintane au format poétique sur un sujet toujours brûlant : notre rapport à l'Algérie.

La fille du département Fiction (carnet Hawaï)
David Lespiau, L'Attente, 11 € Empruntée à George Orwell et à 1984, La fille du département Fiction, permet à David Lespiau de poursuivre le récit de son écriture avec élégance, diffraction.

Le cas de le dire
Frank Smith, éditions Créaphis, 12 €. Comment travailler le langage de tous les jours en la ressassant, la malaxant dans tous les sens pour se débarrasser des banalités ordinaires et tenter d'atteindre un autre niveau d'expression qui serait peut-être la poésie.

Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines
Charles Bukowski traduit par Thierry Beauchamp aux éditions du Rocher, 17 €. Cet ouvrage paru aux USA en 1969 n'avait jamais été traduit en français. Une poésie «politique» écrite au ras du quotidien et de la difficulté de vivre.

Les techniciens du sacré
anthologie de Jerome Rothenberg traduite par Yves di Manno aux éditions José Corti, 33 €. Présentation des « poésies tribales/orales » du monde entier et de la pensée sauvage. Un ensemble de textes passionnants pour remettre en perspective tout ce que l'on croit savoir de la poésie.

Mon journal pour Nina
Eric Houser, L'Attente, 7, 6 € L'art d'être quasi grand-père : Eric Houser écrit pour Nina (9 ans) un journal (d'été (de poésie)). Un texte d'une grande simplicité. Une formidable leçon de vie et de littérature.

Sans effets personnels
Yannick Liron, MIX., 5 € Le regard, le toucher, la grammaire, autant de formes d'individuation que Yannick Liron interroge, manipule avec humour et brio.

Publié par balpe à 16:22:55 dans Compte-rendus | Commentaires (0) |

Écritures théâtrales et nouvelles technologies | 06 mai 2007

Depuis quelques années la mise en scène théâtrale utilise des projections de toutes sortes et, bien entendu, de plus en plus des systèmes numériques. Le N° 184 de l'excellente revue "Théâtre/public" (41 avenue des Grésillons 92230 Gennevilliers) fait, sous la direction de Clyde Chabot, au travers d'une qurantaine d'articles, le point sur les propositions les plus récentes.

Trop d'auteurs pour les citer tous mais l'ensemble est très riche, très foisonant, stimulant pour l'esprit et l'œil (il est très bien illustré). Les amateurs de théâtre et au-delà ne pourront qu'y trouver matière à réflexion et désir d'aller voir certains des spectacles présentés lorsque c'est encore possible.

Publié par balpe à 17:33:03 dans Compte-rendus | Commentaires (0) |

Écritures théâtrales et nouvelles technologies | 06 mai 2007

Publié par balpe à 17:31:53 dans Compte-rendus | Commentaires (0) |

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