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Poétiques

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Moi

Professeur émérite de l'Université, Directeur de la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne, auteur si l'on veut, créateur de logiciels de génération automatique, mari (un peu), père (par hasard), grand-père (sept fois)... Rien de tout cela n'est très captivant pour un éventuel lecteur.

Si quelque chose vous intéresse c'est plutôt à chercher dans les pages de ce blog.

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Mes autoportraits | 25 septembre 2005



J'ai une passion pour la photographie, même si par ailleurs je ne suis pas un excellent photographe, particulièrement pour la photo numérique plus facile mais surtout ouverte à tous les traitements.

Parmi les photos que je prends, ma série d'autoportraits est peut-être la plus riche. Certains diront que c'est du narcissisme, je ne le crois pas. En effet, lorsque j'essaie de regarder cette série d'un œil objectif, c'est-à-dire en oubliant qu'il s'agit du je qui parle, je m'aperçois que ces photos cachent bien davantage que ce qu'elles révèlent et que ce qui m'y intéresse est bien plus la force du contexte sur une image de moi que de l'image de moi elle-même. Autrement dit je cherche avant tout comment me fondre dans le décor. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai été souvent photographié et que les images que ces photos - papiers officiels, journaux, magazines, télé, sites de colloques - me renvoient ne me satisfont pas: l'anecdote y est plus forte que la photo elle-même. Peut-être aussi parce que je peux me permettre sur moi-même ce que je ne me permettrais pas de faire sur l'image d'autrui.

Publié par balpe à 10:30:51 dans autoportraits | Commentaires (0) |

Fonctionnements de l'HyperFiction La disparition du General Proust | 27 août 2005





Lettre-Neant (HyperFiction ), publiee dans Liberation du 18 juillet au 28 aout 2005, n'est que la partie visible d'un iceberg d'hyperFictions dont l'ensemble s'intitule La disparition du General Proust.

En effet, ce blog est lie a d'autres blogs. Pour l'instant : General Proust, Marc Hodges, Nathalie Riches, Romans, Le sens de la vie, HyperFictions, Jean-Pierre Balpe, FICTION (fictions), Fictions d'Issy, TRAJECTOIRES, etc

Cet ensemble de blogs abordant chacun des fictions diverses avec des personnages et des faits recurrents ou non, constitue l'ensemble d'une HyperFiction et propose donc un parcours hasardeux dans un ensemble fictionnel. Cet espace romanesque est en expansion continue puisque chaque jour y apparaissent, ici ou la , des pages. D'autres blogs encore devront se joindre a ce premier noyau pour constituer un vaste univers fictionnel utopiques mais en croissance constante d'autant que les textes, les images, produits a un moment donne peuvent, a tout moment, changer en fonction des mouvements d'un ensemble qui ne doit se stabiliser qu'avec la mort de leur auteur, du moins si les lecteurs cessent alors de publier des prolongements ou des commentaires.

Il s'agit ici d'imaginer un univers fictionnel semblable a celui d'Internet ou, la difference fiction-vie devient incertaine les moteurs de recherche, par exemple, ne la faisant jamais.

Les voies d'acces y sont multiples: par les URL bien entendu, mais aussi par les moteurs de recherche ou par les liens qui sont dans les blogs de l'ensemble ou qui pourront avoir ete mis dans les lieux virtuels les plus divers.

Publié par balpe à 12:20:44 dans HyperFictions | Commentaires (0) |

Un texte automatique | 15 juillet 2005


S'asseoit dans sa salle de séjour devant sa télévision au son baissé, ne dit rien... Revenir dans la pièce principale de sa maison, souffrir d'un manque, se promener dans la pièce, avoir mal à gauche, attendre... Tu ne penses pas, tu regardes, tu enregistres. Se lever sans but défini, se lever tout simplement sans le vouloir, jouer avec un fusil à lunettes jouer, avec un fusil à lunettes, imaginer derrière les murs une mer de cocotiers, monter dans sa voiture pour aller draguer au bois de Boulogne, appeler le 0142171793, faire des recherches sur la révolution, aller jusqu'à un radiateur... Nous prenons garde à ce que le côté obscur des événements ne nous submerge pas. C'est vraiment sûr ? Peut-être ! Comment faire échapper le goût de la réalité au réalisme ? Ne compte pas une distance dans l'espace : celle à qui j'écris n'est pas une jeune fille. Peine d'un oedipe mal soigné, j'aurais aimé rendre à chacun ce qui est à chacun. C'est en méditant sur la page que certains y parviennent. Retirer ton texte. Je ne cherche pas à m'engager, mais à me dégager. Imaginaire : une lettre dans une langue humaine... L'écriture est un désespoir. Lettre retranchée du zéro. Se souvenir de la voix. Une lettre à propos imprévu. On pourrait imaginer une lettre ! C'en est fini. Réfléchir vite n'est pas réfléchir. Juste aligner son écriture sur la vie. Il y a longtemps que je m'en torche, il ne faut pas donner une couleur vert dollar aux phrases, un début est autre chose qu'une origine. Certitude sensible, désespoir de la modernité, conditions de jugement du goût, nécessité immanente, déception du sublime, aptitude à juger, philosophie de l'art, tradition aristotélicienne, réalité mutilante et mutilée, loi du moindre effort, réconciliation de l'esprit et de la nature, raison. Littérature tournant politique de l'esthétique. Imitation de la nature. Indifférence à la perfection devant la beauté. Liberté de la volonté, pulsions inconscientes, sentiment du sublime : la mort noire mène son troupeau de danseurs colorés.

Publié par balpe à 16:09:11 dans Écritures numériques | Commentaires (1) |

An unpredictable novel | 27 juin 2005

It might be only by the virtue of metaphors that I speak in a conference about the chaos theory : I'm not a mathematician and my personnal use of chaos, fractals, non linear models and complexity concepts is certainly incorrect. You try to analyze our world, I'm trying to create one world among a multitude of possible ones. The best would be for me to explain what I try to create and show my work.

I like the infinity of shapes in regard to the multiplicity of things. What concerns me, is the infinite !... Not duration, eternity; but the inexhaustible : infinite.

The infinite of creation : infinite in litterature. And, for that reason, the new possibilities that computering offers to litterature.

First chapter : one purpose

The litterature I like is a litterature which refuses stability, which does not close up the time of its narratives in one unique line, but allows an infinite of them. That is what I call a chaotic, non-deterministic litterature, as opposed to a teleonomical litterature, oriented to an unique aim and in which each fragment depends directly on that unique aim.

To illustrate that affirmation, I have prepared for you a generator of novel in english. This generator is poor, because its english dictionnary is poor, I apologize for that but all my other exemples will be in french...

As it is easier to speak about well known things than about unknown ones, I will first define this litterary approach only by negatives proposals :

— it is not a random litterature; or if there are some random aspects in it, it is only because "the instability of non-random dynamic leads to the appearing of random" (Y.G. Sinaï)
— its texts cannot be read two times in the same way
— its texts cannot be memorised
— its texts cannot be studied : no princeps-editions, no various readings, no manuscripts
— its texts have no memory or, more exactly, if they have one, their memory is really different from that we are accustomed with
— preserving its texts has no sense.

The artiste always fight the chaos.

In the traditional view of litterature, he tries to master it by maping one line, something like an algorithm between some of the spots which set it up : litterature is deterministic... I use to say : fractal. But that is another subject...

With the computer, litterature can work the chaos in the way of chaos itself : taming the order of disorder. Making of litterature a written work where causes, seeming to be originally independent, mix their effects to built a totally new meaning.

A litterature which is sensitive to contexts, to its lecture's media, to its lecture's time, not closed in the fixity of a written apparatus : a really interactive litterature...

Let us speak about theory, just some theory...

I think that there is a difference between meaning and coherence. Meaning is related to the real world and to this world's actions. Meaning also needs coherence but coherence does not need meaning. For instance a discussion in the real world has to be coherent and mean something, that is to be congruent with the context where this conversation takes place; a conversation in a fiction has only to be coherent because its meaning is created in one possible world among others.

So I can define a fiction as a coherent trajectory drawn into a space of available "informations".

In the "fractal" litterature, the writer thinks that there is only one trajectory and all his work is to avoid all possible deviation — or more likely to make believe that he acts so.

In the litterature I want to produce, I let the generator lay down its own trajectory and, eventually, all the trajectories it may lay down while crossing the space of "informations".

What these informations are is not really important. Imagine that they are crumbs of something which may have a meaning. For instance : "crash|es", or "fur|s", or "the bulk of the central ridge", or "[1|m_bulk] [7|a_central¶m_ridge]", or anything that may be registered in the space of informations datas and that respects the rules of the program.

All these informations registered in the space of a novel constitute an incoherent space of meaning. If analysed in terms of coherence, something like a space of unstable coherence.

To generate in this space means to find one possible trajectory between all the informations.

The result produces the text :

"8 - 15 - 20 - 13 - 2 - 9 - 4 - 11 - 16 - 17 - 22 - 29"

The trajectory is always influenced by the information from which it starts and by the state of the information it reaches.

Third chapter : technology

These generators are based on what I call a semantical grammar.

Each time a data is choosen, there is a probabilty of choices which depends on :

— the number of data available in the data base corresponding to the node of the graph being expanded
— the state of the text's memory
— the contextextual representation of the data

It is why I call this model of litterature a "chaotic litterature" : we start from an unstable space where they are some probabilities of coherence but, once a trajectory begins, it is impossible to predict exactly where it ends though all the trajectories are coherent ones.

And, as the reader projects the text in the coherence of his world and keeps it in his memory, there is no possibility of reversibility : once a first text is written all the other texts are read through it, even if two readers will read to different texts of the same novel.


Publié par balpe à 15:51:42 dans Écritures numériques | Commentaires (0) |

Gérer la complexité | 23 juin 2005


L'approche rationaliste de la connaissance s'est toujours basée sur les certitudes que la science avait pour but de construire. Cette approche déterministe permettait de construire des présentations fixes et progressives des apprentissages. La science contemporaine, à la suite de travaux comme ceux de Prigogine (théorie de l'irréversibilité des phénomènes), de Thom (théorie des catastrophes), de Mandelbrot (modélisation des fractales), renforcée par les mises en cause mathématiques de chercheurs comme Lobatchevsky (géométrie non euclidienne hyperbolique), Weierstrass (courbe continue sans tangente), Cantor (paradoxe sur les ensembles : l'ensemble de tous les ensembles est une notion contradictoire), Gödel (théorème d'incomplétude), Heisenberg (principe d'incertitude), Russell (définition autocontradictoire en mathématiques)... a montré que le déterminisme n'était une position tenable qu'à un niveau de macro-observation. la science contemporaine a ainsi introduit des notions telles que celles d'influence de l'observateur sur l'observé, de chaos déterministe ou de catastrophe. Dans ce cadre ou la certitude s'appuie essentiellement sur des lois statistiques et doit prendre en compte un certain niveau d'imprévisibilité, la connaissance ne peut plus être totalement considérée comme un corpus figé à transmettre, mais doit intégrer la prise en compte d'un ensemble de points de vue relativistes.

L'approche ne peut plus être seulement analytique, elle doit obligatoirement intégrer des points de vue holistiques considérant les phénomènes dans leur globalité systémique avant de tenter de les décomposer. L'hypertexte -ou l'hypermedia, car la différence de dénomination n'est que technologique et par la suite, le premier terme désignera l'ensemble- peut être considéré comme une tentative pour instrumentaliser les connaissances complexes, au sens qu'Edgar Morin donne à ce terme (interview au Magazine Littéraire n°312, juillet-août 1993) : "La complexité est dans l'enchevêtrement qui fait que l'on ne peut pas traiter les choses partie à partie, cela coupe ce qui lie les parties, et produit une connaissance mutilée. Le problème de la complexité apparaît encore parce que nous sommes dans un monde où il n'y a pas que des déterminations, des stabilités, des répétitions, des cycles, mais aussi des perturbations, des tamponnements, des surgissements, du nouveau. Dans toute complexité, il y a présence d'incertitudes, soit empirique, soit théorique, et le plus souvent à la fois empirique et théorique." Prendre en compte la complexité dans le domaine des connaissances amène donc à revoir l'ensemble des technologies jusque là mises en œuvres pour leur transmission.

L'hypertexte n'est rien d'autre qu'une des tentatives de technologiser le relativisme dans les constructions de savoirs, c'est-à-dire réaliser des instruments techniques d'apprentissage permettant de :

- considérer un ensemble de connaissances comme un tout,
- considérer que ce tout ne peut être, a priori, structuré par quelque hiérarchie que ce soit et donc prendre en compte sa complexité,
- considérer ce tout comme un système, c'est-à-dire un ensemble d'éléments interreliés dans lequel toute action sur l'un quelconque des éléments a une influence sur l'ensemble des autres éléments constituants,
- prendre en compte la notion d'observateur et celle de point-de-vue de l'observateur sur l'ensemble de connaissances constituées,
- considérer la définition même des éléments constitutifs du système comme dépendante à la fois de l'observateur et du point-de-vue que cet observateur déploie sur l'ensemble de connaissances.

Dans ce cadre, le problème des cheminements, de la prise en compte par les instruments d'appropriation des connaissances, donc des lectures des savoirs instrumentalisés par l'hypertexte est un problème crucial. En effet, il ne peut y avoir prise en compte ni de la position d'observation, ni du degré de relativsime des connaissances, à partir de lectures strictement pré-définies, non-évolutives donc autoritaires, c'est-à-dire couvertes par la caution d'une autorité indiscutable. L'hypertexte doit nécessairement intégrer du flou, du mou et de l'évolutif. Plus exactement il doit permettre des lectures intégrant la relativité, le point-de-vue et l'évolution de l'observateur.

Publié par balpe à 16:32:57 dans Articles théoriques | Commentaires (0) |

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