• Les technopoèmes

    Malgré les écrits des surréalistes et des dadaïstes, la poésie est souvent considérée aujourd'hui encore comme une écriture totalement subjective. Le monde change, l'homme contemporain est de plus en plus pris en charge par des prothèses numériques qui rythment sa vie et la façonnent sans qu'il s'en rende vraiment compte. Le pari des Technopoèmes est d'écrire cette évidence, donc de réaliser des "poèmes" où la subjectivité a peu de part. Entièrement écrits par un générateur automatique de textes, ils sont, grâce à une utilisation poussée des outils numériques disponibles, le résultat de travaux le plus arbitraire et aléatoire possible: génération automatique, voix de synthèse, images aléatoires, montages numériques, traductions automatiques. Le but est de prendre en compte les outils qui apparaissent chaque jour et modifient sans cesse l'entendement humain.

    Dans cette optique, les technopoèmes et les vidéopoèmes peuvent être présentés, sous des formes très variées, comme des textes écrits par un écrivain alors qu'ils ne sont que l'écriture d'automates. C'est le cas par exemple des Haïkus de Germaine Proust, personnage qui n'a qu'une existence fictive même si elle dispose d'une page Facebook et intervient dans divers réseaux sociaux; comme d'ailleurs Maurice Roman dont les poèmes lyriques sont également automatiques ou Benjamin Cooper avec ses lyric songs. Ils peuvent être réalisés sous forme de textes, sous la forme de collages, de montages, sous une forme totalement audio ou sous une forme vidéo.

    Ils essaient de piéger le lecteur à partir de ses attentes et de ses automatismes de lecture.


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